Accueil

Slide thumbnail

Témoignage

Le fonctionnement du cerveau en phase de surstress

par Mireille et Hervé Scala

Slide thumbnail

Je suis une débutante en plongée,
4ème plongée après baptême
et pas du tout à l’aise dans l’eau
quand cette histoire m’arrive.

Mais appréciant cette chance d’être
dans les îles Tuamotu, en Polynésie,
je décide d’accompagner Hervé
pour une plongée dans un lagon
aux fonds marins remarquables.

Ce jour là il faisait mauvais temps et les vagues étaient impressionnantes.
Quand je compris que le bateau quittait le lagon pour la pleine mer,
je commençais à stresser, m’agrippant au bastingage
pour ne pas perdre l’équilibre.

Au large les vagues étaient encore plus grosses
et je me demandais comment j’allais faire pour aller à l’eau !

Quand tout d’un coup,
un banc de dauphins
nous accompagne, en faisant
des sauts périlleux autour
du bateau, fascinée
par le spectacle, j’en oublie
la mer houleuse.

Je prend tellement de plaisir à les regarder que je ne me rends
même pas compte que le moniteur et Hervé sont déjà dans l’eau
et qu’ils m’attendent.

C’est alors que le capitaine du bateau me dit :
« Il y en a une cinquantaine dessous ! »

Ne voulant pas rater les dauphins
et impatiente d’évoluer avec eux
sous l’eau, sans réfléchir, et pour
la première fois de ma vie je saute
à la renverse. Je commence
ma descente, accompagnée
du moniteur et d’Hervé.

Et, en effet à 15 m de profondeur,
je découvre mon banc de dauphins.
C’est une vraie merveille, il y en a
partout, non pas cinquante mais
une bonne douzaine, quand même.

Pendant 40 minutes, je vais essayer de les toucher, de les approcher.
Un me frôlera par derrière en touchant mes palmes, mais le temps
de me retourner il était déjà parti.

Pendant ce temps Hervé prend photos sur photos,
il n’arrête pas de me mitrailler au milieu de mes dauphins!

La plongée se termine,
nous remontons à la surface
et toute excitée, je m’extasie
sur ces dauphins si proches
qui n’arrêtaient pas
de tourner autour de moi !

Interloqués, et le visage incrédule,
Hervé et le moniteur m’annoncent :
…?!?!?!…

… «Mais Mireille,
c’était des requins*!!
»
*requins gris, pointes noires,
pointes blanches
de 2 à 3m de long.

Hervé pensait sous l’eau :
« Quel courage ! »
car lui, bien sûr, croyait
que je savais que
c’était des requins !

En racontant cette histoire en séminaire, à Claude Sabbah,
pour en saisir le sens exact, il nous dit :

« J’ai fait de la plongée et c’est toujours impressionnant
de nager parmi des gros poissons, en particulier des globicéphales
et surtout des requins. C’est une histoire extraordinaire
et c’est intéressant pour la compréhension des possibilités
et fonctionnements exacts du cerveau ».

Il y a ici 3 grandes étapes psychiques et une étape psycho-mentale
instantanées ou quasi-instantanées qui vont stimuler le cerveau :
la première : l’intention,
la deuxième : l’idée,
la troisième : la pensée,
la quatrième : la réalisation.

1. L’intention

L’intention Mireille croit que c’est dans
un lagon tranquille mais en fait, il est agité
et sa peur monte. Mais elle a l’intention
donc elle s’accroche.

2. L’idée

Une information arrive :

des dauphins jouent en surface,
c’est trop beau. L’idée arrive
que cela va être fantastique d’être
avec les dauphins. Maintenant,
c’est cette idée
qui prédomine.

3. La pensée

Elle se construit, cela vaut le coup
d’aller voir les dauphins. Mireille a la certitude « absolue »
que ce sont des dauphins qu’elle va voir.
Cela lui permet de surmonter sa peur.

L’intention

+ l’idée

+ la pensée
----------------------------------
= « certitude absolue » que les dauphins
sont au-dessus comme au-dessous parce que
le professionnel (le référent) l’a dit.

4. La réalisation

cela implique que les informations
vont s’imposer à son intelligence consciente:

bien que ce soit des requins,
pour son cerveau et elle,
ce sont des dauphins !

C’est un monde de leurre, une illusion qui s’impose sans arrêt
au cerveau de Mireille pour traiter une réalité qui pourrait être fatale.
Il y a une « anesthésie » de sa conscience intelligente…
et fonctionnements exacts du cerveau ».

Elle va voir pendant 40‘ des dauphins parce que c’est l’équation
et l’adéquation entre son intention, son idée et sa pensée confirmée
en certitude « absolue » qu’elle les a vues en surface,
tout cela « sur-confirmé » par un professionnel.

En fait, c’est une construction interprétative fausse,
cela se crée et se décrée. Dans un conflit vital intense,
le cerveau n’a plus la solution de réalité :
l’illusion schizophrénoïde devient la seule possibilité biologique.
Cela se nomme la « mini maxi schizophrénie » (mMs)…

Dans certains cas, comme ici,
c’est « la prise de conscience
en conscience
 », le changement
de regard, le poids réel des choses
qui peuvent faire « basculer »
quelqu’un…

Ici le cerveau impose à Mireille de prendre le requin
pour un dauphin. Cela la sauve car, novice en plongée
et en soudaine terreur, elle peut paniquer et se noyer.

La mMs est un système protecteur :

ne pas voir la mort en face est
une solution extrême de survie
.

C’est le cerveau qui empêche Mireille
de réaliser la situation
et donne ici l’ordre de ne pas voir cette réalité.

Hervé, le moniteur,
d’autres professionnels
de la mer se sont demandés
mais comment cela
est-il possible ?

En fait, cela précise que le phénomène exact se situe dans :

• L’amour inconditionnel de Mireille pour les animaux,
• Plus sa « confiance absolue » pour les professionnels de la mer
qui les accompagnaient,
• Plus son état de grâce la mettant, invulnérable et invincible
en position de totem*,
• Plus dans les multiples possibilités fantastiques du cerveau,
notamment ici la mMs, …
*au sens exact de S.Freud, tel qu’il l’explique dans « Totem et Tabou »

Extraits du livre :

« Des Ancêtres encombrants,
se réconcilier avec
son histoire familiale
 ».

de Mireille et Hervé SCALA
Ed Souffle d’Or

Bienvenue
sur le site de Mireille Scala (Bio Scala)

qui répond à une demande de plus en plus pressante de personnes en quête de sens :

  • prendre confiance en soi,
  • accepter ce qui nous arrive et en tirer le meilleur,
  • potentialiser nos ressources en changeant de regard sur les évènements de notre vie.

L’héritage familial, l’empreinte péri-natale, nos répétitions selon des cycles bien définis, tous ces programmes transmis pour le meilleur de notre clan font partie de notre sac à dos que nous portons tout au long de notre randonnée terrestre ! Apprenons à les utiliser en conscience pour réaliser nos projets de vie !

Aujourd’hui, je continue ce que nous avons créé avec mon compagnon de route Hervé en mettant en place le Bilan de vie par l’étude biologique et transgénérationnelle. Ce voyage intérieur permet de faire le lien entre le JE et le NOUS.